Article - Snackeur, qui es-tu ?

  • Snackeur, qui es-tu ?

     

    Le rapport qualité-prix et la rapidité ne sont plus les seules motivations du consommateur de snacking. Ce dernier demande aussi une offre plus qualitative et se dirige vers les solutions qui lui apportent un service particulier. Résultat : toutes les formes du hors domicile convergent pour répondre à ces nouvelles attentes.


    La consommation snacking est entrée dans les mœurs et la restauration rapide a considérablement élargi sa clientèle. Même des seniors la fréquentent et le phénomène, né à Paris, s'est développé dans toutes les villes, et pas seulement les plus grandes. De consommation alternative, le snacking tend à devenir le mode principal de consommation hors domicile. Bref, le snackeur n'est plus une exception urbaine dotée d'habitudes bizarres, il constitue aujourd'hui une référence majeure en matière de consommation alimentaire.

    Selon la récente étude "Paroles de Snackeurs" réalisée par Food Service Vision (*), neuf français sur dix, âgés de 18 ans ou plus, ont pris un repas snacking au cours des trois derniers mois, consommant en moyenne 3,3 repas snacking par mois. Résultat : "le snacking est devenu une pratique fortement démocratisée qui touche toutes les classes d’âge et tous les types de profession" explique Magali Caufman, consultante senior chez Food Service Vision.

     

    Nouvelles attentes du snackeur

     

    La qualité, premier critère de choix

     

    Or parmi les trois principaux critères qui fondent les choix de ces snackeurs, la qualité des produits, citée par 95% d'entre eux, cohabite avec le rapport qualité-prix (93%) et la facilité d’accès (91%). "Le rapport qualité-prix reste important" précise Magali Caufman, "mais c'est le paradoxe actuel du consommateur qui ne demande plus seulement du prix". D'où l'émergence de nouvelles attentes en matière d'offre. Ainsi, le "fait maison" est attendu par 82% des snackeurs et la demande de produits locaux a supplanté celle de produits bio : 65% pour les premiers contre 48% pour les seconds. "Cela oblige les points de vente à chercher le meilleur niveau de qualité et à être de plus en plus performants, d'autant que les consommateurs savent de mieux en mieux décoder les bénéfices en fonction des circuits".

    Surprise, le snacking est aussi de plus en plus associé à une consommation de loisir. Si 86% des snackeurs ont acheté un repas snacking le midi en semaine au cours des six derniers mois, ils sont également 39% à en avoir acheté le soir en semaine. "Les chaînes de fast food à l'américaine bénéficient d’une très bonne image de la part des snackeurs et c’est leur circuit préféré le week-end et le soir en semaine" ajoute Magali Caufman. Offrant une possibilité de rassemblement dans un lieu peu cher, notamment pour les jeunes, ces enseignes sont préférées pour leurs pratiques de transparence sur l'origine des produits ou leur meilleur rapport qualité-prix, mais aussi pour la connexion digitale à laquelle elles donnent accès.

     

     

    Une plus grande attente de services

     

    Reste que les circuits se diversifient. Selon l'étude de Food Service Vision, 20% des snackeurs ont acheté un repas snacking en distributeur automatique et 14% dans un stand de restauration rapide au sein d’un restaurant d’entreprise ou d'un restaurant scolaire. Et, plus nouveau, 11% des snackeurs ont déjà acheté des repas snacking dans un food truck ou food bike au cours des six derniers mois, ces derniers étant avant tout appréciés pour leur proximité et leur facilité d’accès (31%) ainsi que pour la rapidité du service (28%).

    C'est bien le signe que le snacking continue à innover, non seulement dans la composition de son offre, mais aussi "en s'adaptant de façon très dynamique sur la dimension service et qualité, d'autant que les adaptations souhaitées sur la restauration assise vont avoir énormément d’impacts sur la façon dont doit se réinventer la restauration rapide" estime Magali Caufman. Dans une étude similaire réalisée sur la restauration assise ("Paroles de Convives"), Food Service Vision a en effet décelé des attentes comparables. "Les frontières sont de moins en moins claires" observe Magali Caufman, "et la promesse de rapidité s'installe en restauration assise, ainsi que des produits traditionnellement réservés à la rapide comme le hamburger ou le fish and chips par exemple".

    En résumé, le snackeur est un consommateur comme les autres et nous sommes tous des snackeurs.

     


    Benoît Jullien - journaliste - ICAAL
    Janvier 2015

    * Tous les chiffres cités dans cet article proviennent de l'étude "Paroles de Snackeurs" réalisée par Food Service Vision auprès de 500 consommateurs.

Nous utilisons des cookies pour faire fonctionner ce site Internet, améliorer son utilisation et vous proposer des offres et services adaptés à vos centres d'intérêt. Veuillez noter qu'en utilisant ce site, vous consentez à l'utilisation de cookies. Pour toute information sur les cookies notamment comment les gerer, cliquer ici